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Les Allobroges de la Drôme N° 169 - 26 JANVIER 2012

 

 

Les Allobroges de la DrOme N° 169 - 26 JANVIER 2012 le journal électronique de la fédération de la Drôme du PCF en pièce jointe, la version imprimable (PDF)  du journal complet   LE 7 FÉVRIER À 20H  VILLEURBANNE Espace Double Mixte  Campus de la Doua MEETING avec JEAN-LUC MELENCHON Des cars partiront des 4 coins de la Drôme Depuis Buis les Baronnies, avec des arrêts à  Mirabel aux Baronnies, Nyons, Tulette, St Paul 3 Chateaux, Pierrelatte, Montélimar, Loriol, Portes les Valence, Valence,Bourg de Péage, St Rambert d’Albon Inscrivez-vous sans tarder au 04.75.42.71.68  Pour nous écrire cliquez ici   le sommaire :  
  • Page 3 -  Les Assemblées citoyennes du Front de Gauche
  • Page 4 - Remue méninges citoyens à Montélimar
  • Page 5 - RESF :  Pour qu’ils et elles puissent grandir et vivre ici
  • Page6 - Le point 6 du programme du FN Renvoyer la femme au foyer
  • Page 7 - Emancipation culturelle, condition de l’émancipation politique
  • Page 8 – Montélimar, garder 25 place d’Hepad -   Plus d’Humanité à la médiathèque de Montélimar ?
  • Page 9 - Les apiculteurs et Monsanton - Les enseignants en grève — Une pétition contre la fermeture de la ligne TER Grenoble Valence
  • Page 10 -Deux nouveaux eurodéputés pour le groupe GUE/NGL—Un communiqué de Marie Christine Vergiat sur la Coprésidence de Jelle Throrning Schmit
  Coup d’accélérateur.        . Indéniablement depuis le début 2012, le paysage politico-électoral prend une autre dimension. Disons qu’il se vivifie quelque peu et il faut le constater, surtout à gauche. La campagne électorale entrée depuis peu dans sa phase active, semble aussitôt vouloir franchir un nouveau cap. Tout d’abord, il est un phénomène important à souligner. C’est le caractère persistant du relatif faible score dont les instituts de sondage crédite N Sarkozy au premier tour. Cela a même conduit le locataire de l’Elysée à envisager ouvertement l’éventualité de son échec en présence de responsables de l’UMP. Cette situation n’est pas étrangère à la progression de Bayrou, vraie ou artificielle, qui, à droite, est désormais présenté en tandem avec Sarkozy. Cela permet de ne pas trop démobiliser les troupes droitistes et veut surtout afficher que la droite tient encore son rang. Les attaques de Bayrou contre F. Hollande participent d’ailleurs de ce cheminement. F. Bayrou n’hésite plus à s’identifier clairement à droite, venant ainsi confirmer ce que tout le monde savait. Si cette posture tend à clarifier le jeu des alliances possibles du PS, elle est aussi la conséquence d’une vraie poussée à gauche dans la population, une poussée qui n’est pas seulement de type électoraliste, virer Sarkozy, mais qui se produit sur le fond des réponses à apporter aux problèmes de la vie quotidienne, bref à la crise.   La marginalisation de la candidate écologiste participe aussi de ce processus. Il  ne suffit plus de parler de préservation de l’environnement, il faut y placer en son centre le devenir de l’Homme et cela exige d’apporter des réponses claires qui souvent entrent en contradiction avec les dogmes du « trop de tout » et des traités européens. Quand à l’effet M. Le Pen, si elle représente un vrai sujet d’inquiétude pour tous les démocrates, le moyen de la mettre en difficultés et de limiter son influence, passe clairement par la démonstration de la réalité de son programme économique et social qui, sur le fond est le programme libéral de N. Sarkozy à la puissance 10.     Le débat s’installe aujourd’hui à gauche. Il doit être poussé fortement. Les diverses apparitions publiques de F. Hollande et de la présentation de son programme en 60 propositions témoignent en effet d'une vraie contradiction. D’une part il s’agit pour lui d’afficher une posture de gauche avec la mise en avant, clairement repérable, de marqueurs de gauche, sur l'argent notamment, en écho à l'aggravation de la crise et à l'exacerbation des attentes sociales et démocratiques de l'électorat de gauche. De l’autre il compte tenir des engagements et une logique sur les financements, en liaison notamment avec l'Europe, qui s'opposent, en réalité, au déploiement d'une nouvelle ambition de transformation à gauche, crédible et susceptible de faire le poids. Cela conduit, en pratique, à la visée d'objectifs sociaux et démocratiques qui ne sont guère à la hauteur. C’est vrai en matière de fiscalité ou l’abandon affiché des projets de suppression du quotient familial ou de fusion de l’IR et de la CSG entrent en contradiction avec un certain nombre de propos sur les niches fiscales. C’est également vrai s’agissant du financement de la protection sociale ou loin de rompre avec la logique d’exonération des charges patronales, il en conforte le principe avec les nouveaux contrats de génération. C’est encore plus vrai sur les questions d’emplois ou de salaires à propos desquels aucune proposition effective n’est formulée. C’est manifeste à propos de la banque centrale européenne, du rôle des banques et d’une nouvelle politique du crédit. S’il parle du cancer financier c’est pour traiter de stocks options qui ont largement été limités ces derniers temps. Il propose la nécessité de financer le développement des PME par une banque d’investissements mais il ne s'agit, en aucun cas, de créer un pôle financier public permettant l'essor d'un nouveau crédit bancaire pour l'investissement des entreprises. Il s'agit, au contraire, de financer l'investissement industriel indépendamment de son contenu et de ses effets sur l'emploi et les masses salariales. Bref, il s'agit de soutenir l'accumulation de capital dans l'industrie, ce qui, sans critères nouveaux d'attribution, se ferait au détriment de l'emploi et de la part des salaires dans la richesses réelles produites. Quant à la taxe sur les transactions financières, tout le monde en défend aujourd’hui, plus ou moins démagogique ment, le principe....y compris M Le Pen qui propose que les recettes de cette nouvelle taxe servent à financer les baisses de cotisations patronales pour la compétitivité des entreprises. Il faut rappeler que pour J. Tobin, le père de cette idée, cette taxe devait, avant tout, servir à une meilleure maîtrise de la politique monétaire de la Banque centrale. On mesure combien il est nécessaire dans les 90 jours qui nous restent, que les communistes avec le Front de Gauche mènent le débat sur les contenus politiques, pour en faire une force motrice des luttes et de l’action du gouvernement une fois l’élection passée. C’est comme cela que nous permettrons à une gauche victorieuse d’impulser un vrai changement de cap politique et de s’inscrire dans la durée. Jean-Marc DURAND. Membre du Conseil départemental du PCF Drôme Candidat du Front de Gauche sur la 4ème circonscription  

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