Généralisation de la Sécurité Sociale : 80 ans !


Ce 22 mai 2026 marque le 80ème anniversaire de la « généralisation de la
Sécurité Sociale ». Elle avait été créée par le ministre communiste Ambroize Croizat avec la
contribution de son directeur de cabinet Pierre Laroque, par « l’ordonnance 45-2250 » du
4/10/1945.

Elle instituait la protection sociale pour l’ensemble de la population. Des
professions non salariées et agricoles s’y opposaient.


80 ans après, la population place la santé au centre de ses préoccupations quotidiennes. Des
mobilisations citoyennes se développent ici contre une suppression de « lits hospitaliers », là
pour défendre une maternité ou un service d’urgences en manque de personnel. Ailleurs les
salariés d’EHPAD doivent se mobiliser pour des conditions de travail dignes et pour qu’un
personnel suffisant assure un séjour digne des résidents.
Pour beaucoup de citoyens l’accès aux soins est une galère, soit par manque de médecins,
d’hôpitaux ou de maternité de proximité, soit confrontés à des spécialistes trop rares ou
pratiquant des « dépassements d’honoraires » exorbitants. De multiples stratégies soumettent
les hôpitaux à la logique des grands groupes capitalistes.
Après un vote difficile du « budget de la Sécu » (PLFSS 2026) le gouvernement prévoit « un gel »
de 6 milliards d’Euros sur les crédits votés, ainsi que le maintien des « exonérations » de
« cotisations sociales » au bénéfice des employeurs.
La Sécurité Sociale n’est pas responsable de la dérive de la « dette de la France » surtout quand
36 Md€ supplémentaires, des ressources de notre pays vont aller à l’armement d’ici 2030.
Le PCF est déterminé à défendre et à refonder notre « Sécu » qui passe par :

  • une autre gestion des entreprises visant le développement de l’emploi, des productions, avec
    augmentation des salaires et plus de formation,
  • la taxation des « Revenus financiers » des entreprises, 592,1 milliards en 2024 selon les
    « Comptes de la Nation ».
  • une « modulation » des cotisations des entreprises pour favoriser celles développant emploi
    et formation.
    L’affirmation d’A Croizat le 8 août 1945, à l’Assemblée Nationale, conserve toute sa valeur :
    « La Sécurité Sociale est l’instrument de tous les progrès sociaux qui doivent dans l »avenir se
    réaliser ».

  • Jean Marc Durand,
    Secrétaire départemental PCF Drôme.

Réflexion sur le 1er mai

Un projet de loi autorisant les boulangers et fleuristes indépendants et artisanaux à faire travailler leurs salariés le premier mai a été mis sur la table.

En 1919, le Parlement vote la journée de 8 heures. Le 1er mai devient à cette occasion un jour obligatoirement chômé, c’est-à-dire un jour non travaillé sans réduction de salaire. En 1948, il devient férié et chômé. Des exceptions ? Hôpitaux ou encore transports. Ces secteurs doivent continuer à fonctionner.

Le 1er mai, le salarié concerné voit sa rémunération doubler. Et Artisans et commerçants ont aussi le droit de travailler en tant qu’employeurs, mais pas leurs salariés. Si la loi n’est pas respectée ? C’est 750 euros par salarié concerné, amende doublée s’il s’agit d’un mineur.

Le 1er mai célèbre les travailleuses et travailleurs et c’est un jour traditionnel de revendications syndicales et sociales, de rassemblements et manifestations revendicatives.

Alors pourquoi ce projet de loi ?

La raison invoquée interroge car depuis plus de 100 ans, le premier mai est obligatoirement chômé sans que cela n’occasionne la fermeture des boulangeries, d’ailleurs plus durement impactées par la hausse du prix de l’énergie.

Mais depuis ces toutes dernières années une offensive est clairement menée contre cette journée.

L’étendard brandi qui propose de permettre aux travailleurs volontaires de travailler ce jour-là est une imposture : on sait ce qu’il advient du volontariat quand on négocie les conditions d’un contrat de travail ou du maintien dans un emploi !

Et Il est clair que les boulangers et les fleuristes sont la porte d’entrée d’une remise en cause du statut de cette journée de défense des droits des travailleur signer 

Pour le capital avide de réaliser des profits partout et sur toute notre vie c’est un symbole des luttes qui doit disparaître

L’offensive régressive de tous les droits du travailleur largement engagée sous Hollande et Macron avec les lois travail régressives ne leur suffit pas.

Et d’ailleurs on sait qu’ils  ne s arrêteront jamais si on les laisse faire ! 

On entend aujourd hui que Macron avant de partir prépare une attaque contre le financement de la sécurité sociale !

Serons nous assez lucides pour lancer une véritable campagne offensive pour défendre et développer cette conquête majeure pour chacun d’entre nous ?  J’en rêve !

Au moment où dans le département les effets de la désindustrialisation se font particulièrement ressentir après le bradage de Vencorex, la fermeture de polytechnyl à Valence ou des tanneries Roux à Romans et ailleurs,   la résistance des travailleurs est essentielle.

Les salariés de Vencorex le démontrent qui même après le sabordage par le tribunal de commerce n’ont pas lâché prise et sont en passe d’obtenir des avancées sur le maintien d’une activité stratégique pour l’indépendance du pays

Pour l’avenir gagner la bataille idéologique du 1 er mai est essentielle contre la logique des eaux glacées du calcul égoïste capitaliste. La résistance populaire doit être à la hauteur de cet enjeu

Salutations amicales. 

Nicole Grenier Merico