Réflexion sur le 1er mai

Un projet de loi autorisant les boulangers et fleuristes indépendants et artisanaux à faire travailler leurs salariés le premier mai a été mis sur la table.

En 1919, le Parlement vote la journée de 8 heures. Le 1er mai devient à cette occasion un jour obligatoirement chômé, c’est-à-dire un jour non travaillé sans réduction de salaire. En 1948, il devient férié et chômé. Des exceptions ? Hôpitaux ou encore transports. Ces secteurs doivent continuer à fonctionner.

Le 1er mai, le salarié concerné voit sa rémunération doubler. Et Artisans et commerçants ont aussi le droit de travailler en tant qu’employeurs, mais pas leurs salariés. Si la loi n’est pas respectée ? C’est 750 euros par salarié concerné, amende doublée s’il s’agit d’un mineur.

Le 1er mai célèbre les travailleuses et travailleurs et c’est un jour traditionnel de revendications syndicales et sociales, de rassemblements et manifestations revendicatives.

Alors pourquoi ce projet de loi ?

La raison invoquée interroge car depuis plus de 100 ans, le premier mai est obligatoirement chômé sans que cela n’occasionne la fermeture des boulangeries, d’ailleurs plus durement impactées par la hausse du prix de l’énergie.

Mais depuis ces toutes dernières années une offensive est clairement menée contre cette journée.

L’étendard brandi qui propose de permettre aux travailleurs volontaires de travailler ce jour-là est une imposture : on sait ce qu’il advient du volontariat quand on négocie les conditions d’un contrat de travail ou du maintien dans un emploi !

Et Il est clair que les boulangers et les fleuristes sont la porte d’entrée d’une remise en cause du statut de cette journée de défense des droits des travailleur signer 

Pour le capital avide de réaliser des profits partout et sur toute notre vie c’est un symbole des luttes qui doit disparaître

L’offensive régressive de tous les droits du travailleur largement engagée sous Hollande et Macron avec les lois travail régressives ne leur suffit pas.

Et d’ailleurs on sait qu’ils  ne s arrêteront jamais si on les laisse faire ! 

On entend aujourd hui que Macron avant de partir prépare une attaque contre le financement de la sécurité sociale !

Serons nous assez lucides pour lancer une véritable campagne offensive pour défendre et développer cette conquête majeure pour chacun d’entre nous ?  J’en rêve !

Au moment où dans le département les effets de la désindustrialisation se font particulièrement ressentir après le bradage de Vencorex, la fermeture de polytechnyl à Valence ou des tanneries Roux à Romans et ailleurs,   la résistance des travailleurs est essentielle.

Les salariés de Vencorex le démontrent qui même après le sabordage par le tribunal de commerce n’ont pas lâché prise et sont en passe d’obtenir des avancées sur le maintien d’une activité stratégique pour l’indépendance du pays

Pour l’avenir gagner la bataille idéologique du 1 er mai est essentielle contre la logique des eaux glacées du calcul égoïste capitaliste. La résistance populaire doit être à la hauteur de cet enjeu

Salutations amicales. 

Nicole Grenier Merico

VENCOREX

Le PCF Drôme attire tout particulièrement l’attention des autorités départementales et en appelle à leur intervention à propos d’un sujet d’ordre économique aux conséquences sociales et environnementales qui peuvent rapidement devenir très graves.

Il s’agit de la mise à l’arrêt des salines de Hauterives suite à la menace de fermeture de l’entreprise Vencorex de Pont de Claix, placée en redressement judiciaire et dont les salariés sont en grève depuis le 23 octobre.

La casse d’une entreprise stratégique de l’industrie chimique nationale se conjugue avec des risques environnementaux majeurs.

Il en va non seulement de l’emploi de 7 salariés drômois mais du devenir de dizaine d’hectares, voire plus, de terrains avoisinants auquel s’ajoute un risque d’effondrement de cavités de la mine de sel d’où est extraite la saumure qui faute de pouvoir être utilisée sur la plateforme de Pont de Claix est stockée sur place.

Plus précisément l’activité de l’entreprise Vencorex de Pont de Claix, nécessite l’exploitation de la mine de sel basée à Hauterives. Vencorex est en outre l’unique débouché de la saumure extraite de cette mine, et produit du sel pour sa propre consommation, ainsi que pour Arkema basée sur la plateforme de Jarrie. En cas d’arrêt de Vencorex, il n’y a plus de débouché pour la saumure qui est extraite inexorablement des cavités de la mine de Hauterives à raison de 30 m3 minimum par heure, et qu’il est impossible d’arrêter avant des dizaines d’années sans risquer des effondrements géologiques.

Par ailleurs, de la production de Vencorex dépendent 3 activités stratégiques dont une pour les sociétés Framatome très présentes dans notre département, notamment sur les sites de Romans et du Tricastin. Framatome produit des sels de Zirconium, produits intermédiaires dans le processus de purification du zirconium métallique de qualité nucléaire, constituant les éléments d’emballage et d’assemblage du combustible des réacteurs nucléaires.

Il est donc peu dire de l’intérêt pour notre département de se soucier du devenir de l’entreprise Vencorex tant pour conserver un débouché sur et pérenne à la saumure produite par la mine de Hauterives que pour continuer à disposer de combustible nucléaire correctement préparé.

C’est le sens de l’alerte que le PCF a lancé auprès de la préfecture de la Drôme, de la préfecture de région et du président de Valence Romans Agglo. Le temps est à l’action pour trouver une issue rapide et positive pour l’entreprise Vencorex et donc pour la mine de sel de Hauterives.

Une proposition réunit beaucoup de responsables politiques, syndicaux, de citoyens. Il s’agit d’une nationalisation temporaire. Elle permettrait dans l’attente d’une décision plus définitive de sauver cette entreprise. Il s’agirait en même temps, de porter une véritable ambition de développement à partir d’investissements dans l’emploi, la formation, la modernisation de l’outil industriel et la lutte contre les pollutions. De l’argent existe pour cela. Il se trouve dans les banques. Elles doivent remplir la mission pour laquelle elles existent fondamentalement : soutenir et aider au développement de l’activité économique dans les territoires.

Jean-Marc Durand

Secrétaire PCF Drôme.